



Gin
Martinez
Gin, vermouth rouge, bitter et une touche de sucre composent un cocktail historique, souple et intensément aromatique.
- Temps
- 3 min
- Difficulté
- Facile
- Type de verre
- coupe
- Alcool principal
- Gin
Ingrédients (1 verre)
- Gin2.5 cl
- Vermouth rouge5 cl
- Sirop de sucre0.5 cl
- Angostura Bitters3 trait
Étapes de préparation
- 1
Refroidir une coupe et remplir un verre à mélange de glaçons.
- 2
Verser le gin puis le vermouth rouge sur la glace.
- 3
Ajouter les trois traits d’Angostura et, si désiré, le sirop de sucre.
- 4
Remuer doucement pendant vingt secondes pour refroidir sans troubler le mélange.
- 5
Filtrer dans la coupe froide et servir immédiatement, sans garniture.
Le conseil de Christian
L’histoire du Martinez
Le Martinez apparaît par écrit dans les années 1880. Une formule publiée dans l’édition de 1887 du Bar-Tender’s Guide de Jerry Thomas associe Old Tom gin, vermouth, Boker’s bitters, marasquin et, pour une version très douce, gomme sucrée. Sa proximité avec le Manhattan est telle que des auteurs ultérieurs le décrivent comme ce dernier avec du gin à la place du whiskey.
Les origines exactes et le lien direct avec la ville californienne de Martinez ne sont pas démontrés. Le cocktail est néanmoins l’un des proches parents du premier Martini, à une époque où gin doux et vermouth rouge dominaient. La présente recette conserve leur proportion ancienne et le bitter, mais retire la liqueur pour un profil plus lisible.
Le Martinez marie le genièvre du gin aux herbes et aux épices du vermouth rouge. Dans cette version très riche en vermouth, l’Angostura structure l’ensemble et le sirop, facultatif, arrondit seulement les angles.
La recette est volontairement dépouillée : elle ne contient ni marasquin ni curaçao, présents dans de nombreuses formules historiques. Elle se prépare au verre à mélange pour préserver une robe limpide et une texture satinée, puis se sert sans glace dans une coupe froide.
Questions fréquentes
Quelle différence entre Martinez et Martini ?
Le Martinez historique est doux, riche en vermouth rouge et souvent complété de bitter et de liqueur. Le Dry Martini moderne utilise surtout du gin et une faible part de vermouth sec.
Pourquoi cette recette ne contient-elle pas de marasquin ?
Il s’agit d’une adaptation simplifiée centrée sur gin, vermouth et bitter. De nombreuses recettes historiques ajoutent du marasquin ou du curaçao.
Quel gin employer dans un Martinez ?
Un Old Tom ou un gin souple et légèrement rond se rapproche du caractère des premières versions; un London Dry donnera un résultat plus sec et résineux.
Faut-il secouer le Martinez ?
Non. Le remuer au verre à mélange assure une dilution maîtrisée et conserve la limpidité recherchée pour ce cocktail sans jus.
Sources
- Difford’s Guide — Martinez et recettes historiques
- Oxford Companion to Spirits & Cocktails — The Martini



