



Whisky
Manhattan
Whiskey, vermouth rouge et bitter composent un Manhattan souple, épicé et volontairement riche en vin aromatisé.
- Temps
- 3 min
- Difficulté
- Facile
- Type de verre
- coupe
- Alcool principal
- Whisky
Ingrédients (1 verre)
- Bourbon ou rye whiskey2.5 cl
- Vermouth rouge5 cl
- Sirop de sucre0.5 cl
- Angostura Bitters3 trait
Étapes de préparation
- 1
Refroidir une coupe et remplir un verre à mélange de glaçons.
- 2
Verser le bourbon ou le rye whiskey puis le vermouth rouge.
- 3
Ajouter l’Angostura et, seulement si désiré, le sirop de sucre.
- 4
Remuer doucement pendant vingt à vingt-cinq secondes pour refroidir et diluer sans troubler.
- 5
Filtrer dans la coupe froide et servir immédiatement, sans garniture.
Le conseil de Christian
La recette en vidéo
Préparer le Manhattan en images
Observez Michel Clément préparer ce cocktail de la Coupe Scott. Cette démonstration complète notre fiche ; les proportions et les variantes peuvent différer.
Toutes les vidéos de barL’histoire du Manhattan
Le Manhattan apparaît à New York au début des années 1880. Une mention de 1882 décrit déjà l’association de whiskey, vermouth et bitters, puis plusieurs manuels de bar l’impriment en 1884. Son inventeur exact demeure inconnu, même si le Manhattan Club a longtemps revendiqué sa création.
Le célèbre récit d’un banquet de 1874 organisé avec Jennie Jerome, mère de Winston Churchill, ne résiste pas aux vérifications historiques : elle se trouvait alors en Angleterre. Les premières recettes variaient fortement, souvent à parts égales et parfois avec deux parts de vermouth pour une de whiskey. La proportion de cette fiche s’inscrit donc dans une veine ancienne, tandis que la référence IBA actuelle privilégie nettement le rye.
Le Manhattan repose sur le dialogue entre la chaleur céréalière du whiskey, les herbes du vermouth rouge et les épices de l’Angostura. Cette version emploie davantage de vermouth que de whiskey : elle est plus douce et vineuse que la formule moderne, sans perdre la tension apportée par le bitter.
Le cocktail se prépare au verre à mélange, jamais au shaker, afin de conserver une texture limpide et soyeuse. Le sirop reste facultatif : avec un vermouth déjà généreux, quelques gouttes suffisent si vous recherchez un profil vraiment rond.
Questions fréquentes
Bourbon ou rye pour un Manhattan ?
Les deux sont historiquement attestés. Le rye donne davantage de sécheresse et d’épices; le bourbon apporte une rondeur plus vanillée.
Pourquoi cette recette contient-elle plus de vermouth ?
Les recettes de la fin du XIXe siècle employaient souvent autant, voire deux fois plus, de vermouth que de whiskey. Cette fiche explore ce style ancien et plus vineux.
Faut-il secouer un Manhattan ?
Non. On le remue sur glace pour obtenir une dilution régulière tout en préservant sa limpidité et sa texture soyeuse.
Le sirop de sucre est-il indispensable ?
Non, il est facultatif. Le vermouth rouge apporte déjà du sucre; ajoutez-en très peu seulement si vous souhaitez adoucir l’amertume.
Sources
- Oxford Companion to Spirits & Cocktails — Manhattan Cocktail
- International Bartenders Association — Manhattan



