Un recul déclaré par une majorité des répondants

Publiée le 1er septembre, l’enquête de l’UMIH a été réalisée du 27 au 31 août auprès de 1 300 professionnels. Pour juillet et août 2026, 63,7 % déclarent un chiffre d’affaires inférieur à celui de l’été 2025. À l’inverse, 16,8 % signalent une progression et 19,5 % une stabilité. Ces résultats sont présentés dans le communiqué de l’organisation professionnelle.

Attention à leur lecture : il s’agit de la proportion de répondants concernés, pas d’une baisse moyenne du chiffre d’affaires de 63,7 %. Le périmètre couvre les cafés, hôtels et restaurants ; il ne permet pas d’isoler à lui seul la situation des bars à cocktails.

Pouvoir d’achat et chaleur dans les réponses

L’UMIH rapporte des arbitrages sur les dépenses des clients et un impact des épisodes de chaleur. Ce sont les facteurs relevés dans l’enquête, pas une mesure permettant d’attribuer précisément chaque euro perdu à la météo ou au budget des consommateurs.

L’analyse BarActu : regarder ce qui a changé chez vous

Pour votre établissement, le chiffre national constitue un signal d’attention. Il ne remplace pas le bilan de vos propres services. Une terrasse moins remplie le midi et une activité du soir restée solide n’appellent pas les mêmes décisions qu’un recul régulier toute la journée.

Commencez par comparer des périodes réellement comparables : jours d’ouverture, amplitudes horaires, événements locaux et éventuelles fermetures. Puis séparez le nombre de commandes du montant moyen dépensé. Cette distinction permet de formuler une question utile : faut-il travailler la fréquentation, l’offre ou l’organisation du service ?

Ne pas répondre automatiquement par une remise

Notre recommandation : avant de modifier les prix, regardez les références vendues et les pertes. Une boisson populaire mais longue à préparer peut mobiliser beaucoup de temps en période de pointe ; une référence peu commandée peut immobiliser du stock. Le guide sur la construction d’une carte rentable propose une méthode pour effectuer ce travail avec vos propres coûts.

  • Comparez les ventes par créneau et par jour d’ouverture.
  • Distinguez fréquentation, ticket moyen et coût des produits servis.
  • Repérez les achats devenus inutiles et les pertes récurrentes.
  • Testez une modification à la fois, avec une date de bilan.

Ce suivi ne garantit pas un retour de l’activité. Il évite en revanche de prendre une décision générale à partir d’un seul total mensuel. Pour la rentrée, c’est un point de départ plus exploitable que de supposer que tous les établissements ont vécu le même été.